Un bel exemple de la gestion halieutique fait au USA

Publié le par Thomas GUYARD

Je viens de découvrir un article très intéressant sur la gestion des populations de musky en amérique du nord et les retombés économiques que cela génère, l'article est un peu long, mais vous verrez comment grâce a une bonne gestion on peut participer au développement du tourisme et de l'économie locale.

(un gros merci a Thor du forum québecpeche de m'avoir fait découvrir cette article)

 en tout cas en le lisant vous allez voir qu'en france y a vraiment du boulot pour arriver a ce stade, et même au québec certaines chose serait encore a améliorer notamment sur la présence de taille minimale sur certaine zone ainsi que d'un nombre de poisson qu'il est possible de garder moins nombreux, mais bon c'est un autre débat ....   

 

vous aller voir, cet article vaut vraiment le coup qu'on s'y attarde un peu   

 

L'article :

 

Voici une étude intéressante sur l'aménagement aux États-Unis (Mid-Ouest) du Maskinongé.




L'étude a été réaliser par l'association du WMA (World-Musky-Alliance), un organisme de protection et de développement de la pêche sportive du Maskinongé.



- Février 2011

Protecting, restoring and maintaining viable and sustainable muskellunge fisheries in North America while promoting economic growth.

Protéger, restaurer et maintenir durablement la pêche du Maskinongé en Amérique du Nord, tout en favorisant la croissance économique.


- World Muskie Alliance.



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Une belle capture de Maskinongé, c'est un vrai beau poisson-trophée.




Voici un aperçu.

Il est de notoriété publique que nous sommes dans un climat luttent économique, surtout dans la plupart des domaines d'aire de répartition naturelle du Maskinongé, où les revenus du tourisme basé sur les ressources naturelles comprennent un pourcentage des économies d’intérêts locaux, régionaux et provinciaux. Maintenant et plus que jamais, le tourisme des communautés éloignées ont besoin de protéger et restaurer leurs sources de revenus locales. En raison d'un intérêt toujours croissant de cette activité de pêche récréative qu’es la pêche du Maskinongé et des dollars qu'il génère du tourisme, l’association du World-Muskie-Alliance estime que la protection, la restauration et la multiplication des populations de Maskinongé dans les rivières et les lacs aménagés en Amérique du Nord se traduiront par des avantages économiques importants pour les régions éloignées des grands centres.




La gestion de la pêche du Maskinongé.

L'attrait de la pêche au Maskinongé a été décrit de plusieurs façons. En bref, la sensation et l'approche particulière de cette « chasse », la férocité avec laquelle cette espèce attaque les leurres, sa violence, sa rage, ces acrobaties aériennes de ses sauts au combat n’ont pas de rival face aux autres espèces sportives, en eau douce. La possibilité de capturer un poisson de grande taille, et, surtout, de le libéré en santé en utilisant les méthodes les plus sûres possible pour qu’il puisse un jour recombattre avec un autre pêcheur et offrir une expérience de pêche unique et mémorable pour tout pêcheur sportif. Pour réussir, vous pouvez engager un guide pour une journée de pêche, ou de vous procurez un bateau, de grosses cannes, moulinets, leurres, livres, appareils photo/vidéo pour garder des souvenirs mémorable de vos excursions. La valeur de ces captures va bien au-delà que « prendre du poisson », et ça n’a pas de prix. Comme les techniques de la pêche récréative ont évolué, une nouvelle mentalité c’est progressivement installer par des pêcheurs préoccupés de l’avenir de leurs passe-temps favoris. Pour eux, l’important c’est d’avoir la sensation de pouvoir se recréer sans nuire au renouvellement de la ressource faunique aquatique, une nouvelle ère d’utiliser la faune vient de débuter, une nouvelle philosophie commence graduellement a s’installer dans les coutumes et façons d’utiliser les ressources fauniques. Maintenant le " Catch& Release" sont devenus une norme populaire, incontournable auprès des pêcheurs sportifs d’expériences.

Le nombre de pêcheurs ciblant spécifiquement le Maskinongé est toujours en croissance. Quiconque a suivi ce sport, même pour un bref moment, le sait. Demandez à n'importe quel pêcheur chevronné ou propriétaire d’une boutique de pêche, où se vendent des articles pour la pêche au Maskinongé, ils seront tous d'accord. La popularité de cette pêche a été confirmée d'abord par les magazines de pêche sportive, puis c’est poursuivi sur Internet, ces médias ont commencé à donner plus d’information sur cette activité, fournissant des renseignements essentiels sur les nouvelles techniques, les habitudes et mœurs particulières de ces grands prédateurs d’eau douce. L’utilisation des méthodes sécuritaires de Catch and Release a grandement aidé pour le bien-être du poisson et la sécurité du pêcheur. Ces dernières années, cannes, moulinets, lignes, outils, et les fabricants de bateaux ont commencé à inclure des produits fabriqués spécifiquement pour cette « chasse » aux Maskinongés. Beaucoup de ces produits sont fabriqués aux États-Unis et au Canada.

Pour presque tous les pêcheurs, le Maskinongé adulte mature représente le poisson ultime à capturer dans une carrière fructueuse de pêche sportive. Malheureusement, il semble probable que le faible nombre de poissons adultes dans de nombreux cours d’eau ne peuvent plus suivre la demande. Même s’il y’ a un effort concerté au sein de la communauté de pêche afin de promouvoir la pêche avec remise à l’eau et essayer d'éduquer le public sur les techniques de manipulation appropriées pour préserver la ressource, de nombreux poissons meurent suite aux blessures du combat, les mauvaises remises à l‘eau, le non-respect des limites de prises quotidiennes et les limites de taille des règlements prévus par l'état. Ce sont tous des facteurs qui ne permettent pas aux poissons d’atteindre la maturité sexuelle en vue de soutenir leurs propres populations avec la reproduction naturelle. Pour aggraver le problème, la pression de pêche a grandement augmenté sur les eaux les plus populaires, réputé à contenir d'importantes populations de ces grands poissons adultes.




L’apport économique de la pêche récréative.

En 2006, un rapport de l’U.S. Fish and Wildlife Service a déclaré que la pêche récréative aux États-Unis a généré 82 milliards de dollars en ventes diverses, 24 milliards de dollars en revenus (taxes), et soutenu 534 000 emplois.
Alors que les montants de recettes exactes basées sur la pêche au Maskinongé à lui seul est quelque peu insaisissable, mais cette activité est unanimement reconnu pour avoir un impact économique très positif, dans les régions ou résident des populations stables de Maskinongé.

Chaque année, dans les eaux limitrophes bien connues telles que le lac Saint-Clair, le fleuve Saint-Laurent et le lac Des-Bois, ces plans d’eau vont attirer un grand nombre de pêcheurs Maskinongé. Les zones de ces territoires qui sont correctement gérés et protégés par l’état du Minnesota, comme le lac Vermillon, le lac Bemidji, et le lac Cass, ainsi que l’apport des récentes tentatives pour rétablir les populations historiques de la souche des Grands Lacs de Maskinongé près de la ville de Green Bay sont devenues une énorme réussite pour la pêche sportive. Les réintroductions réussite du Maskinongé pour afin qu’ils puissent stimuler le développement touristique, des exemples peuvent être trouvé aussi loin qu’au sud, aux états du Kentucky et du Tennessee ainsi qu’à l'est des États-Unis jusqu'à l’état du New Jersey et aussi loin à l'ouest que l'État de Washington. Les pêcheurs de Maski vont dépenser beaucoup d'argent pour les carburants, de l’hébergement aux hôtels où des campings, de la nourriture et les boissons, l’achat d’un véhicule 4x4, d’un bateau de pêche, des moteurs hors-bords, de la remorque, les frais de l'entretien du véhicule, de l'accès des marinas, du stationnement et encore de plusieurs autres frais et taxes diverses.

Dans l'état de l’Indiana, les Maskinongés indigènes sont presque tous disparus dans les années 1960. Aujourd'hui, grâce à une excellente gestion et avec seulement dix lacs contenant de cette espèce, l'Indiana est devenu une destination courue pour la pêche au Maskinongé (Jordan 2008). Un rapport de l’Indiana-Department-of-Natural-Resources a déclaré : « En supposant que les pêcheurs Maskinongé vont dépenser 50 $ par voyage (American-Sportfishing-Association), la valeur économique de la pêche au Maskinongé au lac Loon a été estimée à 29 917 $ en 2004. La valeur commerciale de 1100 alevins ( de 10 pouces) y est ensemencée chaque année, il est estimé à 7700 $ pour un rapport avantages-coûts est de 4:1 “(Pearson 2005). Au lac Webster en Indiana, les pêcheurs de Maskinongé ont dépensé une somme estimée à 339 147 $”, ce qui représente 76 % de l'ensemble du programme depuis sa création et une valeur de plus de 10 fois le coût annuel de l’ensemencement (30 960 $)» (Pearson 2005). Des Maskinongés ensemencés massivement au Minnesota pour permettre la pêche de poisson-trophée. Une étude de 2005 a été réalisée au sein de cet état a démontré que les pêcheurs de Maskinongé ont passé a pêcher une moyenne de 45 jours, comparativement à seulement 21 jours pour les non-pêcheurs Maskinongé. L'étude a également rapporté que 33 pour cent des membres de Musky-Inc (une organisation éminente de pêche sportive du Maskinongé) ont dépensent 2000 $ à 4999 $ en frais de pêche chaque année, comparativement à seulement 8,6 pour cent pour les non-pêcheurs de Maskinongé dans cette étude (Schroeder et Fulton 2005).



L'impact économique de la pêche au Maskinongé dans l’état du Wisconsin est significatif. En 2006, environ 1,4 million de pêcheurs ont dépensé 1,8 milliard de dollars directement pour la pêche de cet état (National Oceanic and Atmospheric Association, 2006). Il est estimé que 25 % des pêcheurs qui pêchent au Wisconsin cible spécifiquement cet état pour le Maskinongé (Simonson, 2008). Cela équivaut à 425 millions de dollars consacrés à la pêche aux Maskinongés dans le Wisconsin en 2006 seulement. Tim Simonson, biologiste des pêches pour le ministère des Ressources naturelles du Wisconsin, estime qu'une capture d’un poisson de 50 pouces pourrait valoir jusqu’a 35 850 $, s’il est remis à l’eau vivant en mode de Catch&Release, un Maskinongé adulte prend jusqu'à 18 ans pour atteindre cette taille (Simonson, 2008).

Le ministère des Ressources Naturelles du Wisconsin a recensé 794 plans d'eau au sein de cet état qui contenait des populations connues de Maskinongé. En comparaison avec le Wisconsin, le Minnesota est répertorié comme ayant seulement 111 plans d'eaux qui contiennent du Maskinongé. Ironiquement, ce poisson a été mentionné précédemment sur un rapport de l’U.S. Fish and Wildlife qui indique que la même quantité de pêcheurs qui pêchaient au Wisconsin (1,4 million) ont dépensé un montant estimatif de 2,8 milliards de dollars dans l’état du Minnesota - une différence de 1,1 milliard de dollars. En utilisant les mêmes 25 % du total des pêcheurs à la ligne que ceux qui ciblent les Maskinongés, il peut être supposé que 700 millions de dollars ont été consacrés à la pêche au Maskinongé dans le Minnesota en 2006 (275 millions de plus que le Wisconsin avec seulement 1/ 8 des plans d’eau que cet état). Cette analogie pose la question ... — Pourquoi ? ...

— La réponse est assez simple. L'état du Minnesota, avec l'aide de l’association Muskies-Inc, des clubs de pêche locaux, et d’un grand nombre et incalculable de personnes bénévoles qui avaient une vision collective de l‘avenir de cette pêche, ont fait des eaux de cet état, une place des plus enviées au monde pour la pêche du Maskinongé. L’état du Minnesota a une stratégie de gestion plus proactive qui comprenait le relèvement de la limite de taille minimale à 48 pouces. Ce sont des poissons qui atteignent tard leurs maturités sexuelles, au Minnesota et partout ailleurs, ils sont indispensables pour les ensemencements naturels et pour le potentiel de capture de Maskinongé de taille maximale ce qui est évidemment très souhaité par tous les pêcheurs de trophées.

Il ne serait que juste de dire que les poissons adultes matures sont ce que la grande majorité des pêcheurs Maskinongé cible. Ils y passent de nombreuses heures de pêche, avec d’innombrables jours, incalculable de pêche infructueuse. Ils dépensent beaucoup d'argent dans leurs poursuites de leurs rêves de poissons-trophées. En rétrospective, il est devenu évident que les pêcheurs des autres états, y compris le Wisconsin où le Maskinongé est le poisson favori, qu’ils vont laisser la pêche des autres lacs à Maskinongé près de chez eux pour se rendre à Minnesota, où dans certaines régions éloignées du Canada, avec des règlements « No-Kill » ou des endroits plus spécifiques tels que le lac Webster pour la « chasse » aux Maskinongés. Dans le cas du Minnesota et l'Indiana, il est clair que les bons résultats de ces états donnent la bonne direction à prendre pour la gestion du Maskinongé.





Mises à jour des problèmes de gestion de la ressource faunique.

Selon une enquête réalisée en 2006 au Wisconsin du DNR (Departement of Natural Resources), 12493 Maskinongés enregistrés légalement ont été récoltés par les pêcheurs sportifs à la ligne (Wisconsin DNR 2008). Ce nombre est susceptible d'être plus élevé en raison de la mortalité causée en raison de la mauvaise manipulation, qui pourrait être aussi élevée que 30 % (Casselman, 2005) et aussi par la récolte légale de pêche hivernale du poisson par les autochtones américains. Ces données sont présentement inconnus (mais ont, crois, que c’est important) et elles sont non incluses dans cette étude. Le nombre équivaut essentiellement à 53 poissons récoltés légalement pour 1000 hectares d'eau, par Maskinongé, par an. Ces poissons doivent être remplacés chaque année afin de maintenir les niveaux actuels de poissons adultes dans la population résidente. Ceci représente un défi important pour l'état, responsables des ressources naturelles qui ont tendance à s'appuyer sur les efforts de peuplement, en raison de taux élevés de mortalité des poissons qui fraient naturellement et la probabilité de mortalité avant la maturité sexuelle de cette espèce. Le remplacement des poissons, grâce à des efforts de repeuplement sont risquée, étant donné que les premiers mois où ils subissent une perte de près de 70 %, laissant quelques poissons restants qui survivent jusqu'à la leur maturités sexuelles (Margenau et Hanson, 1996). Sachant que l'espèce a besoin de 5-7 ans simplement pour arrivez à maturité (Margenau et Hanson, 1996), et pour atteindre la taille maximale. Les ensemencements à eux seuls ne sont clairement pas une garantie de remplacement des poissons adultes déjà récoltés. Dans une tentative pour maintenir la qualité de pêche du Maskinongé, les ensemencements du Wisconsin (DNR) qui sont d’environ 145 000 Maskinongés par an, à un coût annuel de plus de 400.000 dollars U.S.(Simonson 2008).

Pour aggraver le problème, les densités de population stable ont tendance à être relativement faibles. La densité des populations ciblée des lacs du Wisconsin qui ont été ensemencés est généralement entre de 0,2 à 1 acre de poisson, avec la densité moyenne étant inférieure à 0,5 poisson adulte par acre (Hanson, et. Al., 1986). D‘après les statistiques, les densités de population sont connues pour être beaucoup plus faible dans les grandes étendues d'eau, telles que les Grands Lacs, ce qui rend particulièrement difficile les études sur le Maskinongé ou même d'évaluer les densités de leurs populations. Essentiellement, à cause de la faible densité de population indicative de l'espèce, les Maskinongés sont facilement surexploités, et l’ont été dans de nombreux endroits au fil des années.

Les Maskinongés qui sont relativement âgés et qui sont arrivés à la maturité sexuelle sont évidemment plus proches de taille maximale. Ce fait, combiné avec une faible densité démographique ce qui laisse les populations très vulnérables à la surexploitation. La documentation en ce qui concerne les taux d'exploitation réelle des Maskinongés est limitée. Toutefois, dans une étude réalisée par marquage au Michigan; sur 7 Maskinongés qui ont été marqués et relâchés. Un poisson a été signalé récolté dans la première année, pour un taux d'exploitation annuel de 14 %. Au lac Skegmog du Michigan, 2 sur 11 Maskinongés marqués ont été récoltés en moins d'un an, pour un taux d'exploitation annuelle minimum de 18 % (Thomas, et. Al., 2009). Alors que les échantillons de la population peuvent sembler faibles pour cette étude en particulier, ils sont bien corrélés avec les faibles densités de population connues pour exister dans ces deux plans d'eau particuliers.

À être le prédateur tertiaire dans les eaux où ils sont trouvés, le Maskinongé a été accusé à tort pour les baisses dans d'autres populations de poissons sportifs, comme le Doré, et a donc été ciblé pour une étude. La récolte des données a été faite dans certaines régions. Récemment, il a été établi que les poissons-fourrage préférés des Maskinongés ont tendance à être de la Perchaude, du Meunier-Noir, et d'autres cyprinidés, tous des espèces de poissons non sportifs (Bozek, et al, 1999;.. Williams, 2007).




Des solutions...

Pendant des années, l'idée derrière les renforcements des populations de Maskinongé a été d'augmenter le nombre de poissons ensemencés. Alors que l'ensemencement des poissons est très important, surtout lorsque les populations sauvages de poissons sont menacées où lorsque les populations décimées ont le potentiel d'être restauré (tels que le succès du projet de restauration du Maskinongé de Green Bay). Ils ont su bénéficier du support financier et des connaissances requises pour être correctement mises en œuvre. L'idée que la génétique joue un rôle est considérable dans la propagation de l'espèce, il y a des souches de Maskinongé qui diffèrent grandement dans leurs habitudes de cycle de vie et d'habitats, ce n'est pas une idée nouvelle, mais les études se poursuivent sur le Maskinongé. Cependant, la génétique qui joue un rôle très importation à l'égard de la survie de l'espèce n'a pas été récemment mis à jour dans la plupart des organismes chargés des ressources naturelles. Par conséquent, la souche génétique de « bon » Maskinongé requis de certains plans d'eau pour l’ensemencement se doit pour réussir d’être soigneusement examinée. Là encore, cela nécessite de nouvelles connaissances, ce qui nécessite d‘autres études, qui nécessitent à leur tour de nouveaux financements. L'acte d'élever les poissons et les libérer dans un plan d'eau est seulement un petit morceau du puzzle.


Protéger les poissons à maturité est également très important pour les objectifs de la WMA (World-Musky-Alliance). En réduisant sélectivement les règlements des limites de prises et l'augmentation des tailles minimum en cas de besoin, les Maskinongés peuvent procréer avec succès, naturellement, et renforcer leurs populations, sans ensemencement couteux et ainsi permette aux poissons d’atteindre la taille maximale souhaitée. L'idée des restrictions pour les pêcheurs sportifs va encore plus loin, certains plans d'eau qui ont des populations sauvages en difficulté, des poissons indigènes qui ont d'ultras basses densités (comme les rivières Indian-River et Saint-Mary, dans le Michigan) bénéficieraient grandement du règlement "Catch and Release» ou du "No-Kill" obligatoire. Le Lac-Seul, en Ontario, est un bel exemple de la façon dont cette réglementation peut augmenter les populations de poissons et de permettre d'atteindre leur potentiel maximum de croissance. Le règlement du "No-Kill" pourrait être saisonnier où pourrait être mis en œuvre pour une durée prédéterminée afin d'examiner comment une population réagit ou jusqu'à ce qu'une estimation réelle de la population peut être établie. Ces actions ont le potentiel d'alléger le problème de la surrécolte ou si vous voulez de la surpêche et de réduire le besoin de repeuplement artificiel dans certaines zones et certains territoires.

Protéger les poissons à maturité à un effet double. Il augmente la probabilité de reproduction naturelle (MacLennan 1995), ce qui économise de l'argent dans les coûts d'ensemencements, car moins de poissons ont besoin d'être remplacés pour maintenir les populations existantes, et il permet également le potentielle de capture de poissons de grande taille. Ces résultats vont aider à garder une population autosuffisante de classes différentes d'âge de poissons.

Un habitat de qualité suffisante est une condition principale pour toutes les espèces. La reconnaissance de l'habitat, la restauration et l'amélioration font partie d'un autre plan bien établi pour aider à soutenir et protéger les populations de Maskinongé. Les terres humides, les marais et la protection de l'habitat près des rivages ont été des objectifs important pour l'environnement pendant des décennies. Ces efforts nécessitent également un financement, et du temps de recherche, mais de grands progrès ont été réalisés et plusieurs associations de pêche, organismes et individus bénévoles se sont portés volontaires pour cette cause (Wisconsin DNR 2009).

Les solutions précédentes indiquées ci-dessus peuvent être réunies ensemble dans une manière qui a du sens — l’idée préconisée d’imposer une étiquette (ou un tag) à la pêche du Maskinongé. Cette idée n'est pas nouvelle pour la gestionnaire faunique. Ils existent déjà pour la pêche du Saumon, de la Truite et aussi pour la pêche de l'Esturgeon. Ce sont tous des initiatives qui ont été couronnées de succès dans plusieurs états américains pendant des décennies. Le financement généré par ces étiquettes pour la pêche du Maskinongé pourrait être utilisé pour le repeuplement, la restauration des habitats, la protection, la recherche et l'administration du programme de ces étiquettes à Maskinongé. L'enregistrement obligatoire de chaque poisson pêché aiderait grandement à l'acquisition des données cruciales pour aider à bien gérer les stocks de Maskinongé, y compris faire de meilleures estimations représentatives des populations et l'évaluation de la santé individuelle des Maskinongés qui sont enregistrés et aussi de mieux connaître la santé des populations dans leur ensemble. Récemment, Jerry Newman de la World-Musky-Alliance a rédigé une proposition législative pour l’état du Wisconsin, décrivant un plan d’action pour générer des fonds grâce à l'utilisation d’étiquette qui pourrait être utilisé comme un modèle pour d'autres états et provinces.





En conclusion...

Ces dernières années, l'Amérique du Nord a un témoin d'un déclin économique qui n'a d'égal que la Grande-Dépression (1930-1939). Dans la dure réalité, tous les moyens de stimuler l'économie devraient être explorés. La World-Musky-Alliance estime que la promotion et le maintien d’une pêche de qualité durable. L’attrait pour la pêche aux Maskinongés-trophée indigène du touriste à la pêche récréative est l’une des bases des économies des régions, elles sont un moteur pour des stratégies de relance d’une économique viable à long terme. C'est une stratégie qui aidera notre économie en difficulté, tout en protégeant l’une de nos ressources naturelles aquatiques renouvelables les plus précieuses et ainsi de réaliser l’un des objectifs de la World-Musky-Alliance, préserver la qualité de la pêche du Maskinongé pour les générations à venir.









Voici quelques statistiques par états américains et provinces canadienne sur le Maskinongé :



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Les saisons de pêche du Maskinongé par états et provinces.





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Les ensemencements (2010) de Maskinongé par états et province.





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Limites de possesions journalières de Maskinongé par états et provinces.





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Limites de tailles de Maskinongé par états et provinces.





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Captures records de Maskinongé par états et provinces.





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Les facteurs nuisibles au développement du Maskinongé.









Allez lire a ce lien du ministère des ressources naturelles de l'Ontario sur les aménagements et distribution du Maskinongé en Amérique du Nord :

http://worldmuskieal...rth_America.pdf



Voici le lien du texte d'un projet de lois pour l'étiquetage obligatoire (tag) du Maskinongé par l'état du Wisconsin par l'association du WMA (World-Musky-Alliance).

http://worldmuskieal...uskie_stamp.pdf

Publié dans musky fishing

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